Durant le Carême, trois invitations nous aident à changer notre cœur : l’aumône (ou partage), la prière et le jeûne. Que nous disent ces trois démarches du combat spirituel que nous sommes appelés à mener?
L’aumône, la prière et le jeûne sont des manières de mettre en cause nos rapports à l’argent, la nourriture ou le pouvoir pour les tourner vers l’essentiel, le partage et la relation. Jeûner c’est savoir se priver pour les autres, la prière est la relation à Dieu et l’aumône est le partage. L’enjeu est toujours la relation : comment promouvoir et renforcer la relation à Dieu et à l’autre, car c’est toujours dans la relation au frère et à la sœur que je peux rencontrer Dieu.
Le Carême permet de réfléchir au sens que l’on donne à notre finitude. Le diable est celui qui essaye de nous faire croire que la finitude est uniquement négative, avec la tentation de nous replier sur nous-même, de nous désintéresser des autres. Alors que si l’on s’ouvre à l’autre, à Dieu, une fécondité se met en place.
Dieu n’exige pas que nous soyons irréprochables pour nous aimer. Il nous tend toujours la main. Même devant le mal et le péché, il y a toujours la possibilité de renouer la relation avec Dieu. C’est le sacrement de la réconciliation. Nous croyons que le mal existe, mais qu’il n’a pas le dernier mot.
Bruno Fuglistaller SJ





