SECTEUR social
Aperçu historique
Si le domaine éducatif est le premier domaine d’apostolat de la Congrégation, il faut reconnaître que celle-ci, partageant le sort des peuples qu’elle a été appelée à servir, n’est pas restée insensible à leur misère et a développé avec le temps un travail social important.
Les origines :
Dans les premières écoles de Zahlé, en plus des enfants, les Sœurs accueillaient les mamans et leur apprenaient la couture, la coupe, la broderie, avec l’hygiène et la cuisine ; méthode qui est longtemps restée en vigueur dans la Congrégation. A Bikfaya, le Curé Youssef Gémayel avait établi, lors de la création de l’institut en 1853, que l’enseignement ne serait pas le but exclusif de l’association. En 1855, il répondit à une demande faite par le directeur de la filature de Chbanié d’envoyer une Sœur pour encadrer ses ouvrières et les conseiller.
Cependant, à part cette expérience, appelée première œuvre sociale de la Congrégation, on ne connaît pas d’œuvre sociale proprement dite, fondée par la Congrégation, durant les cinquante premières années.
Début du XXème siècle :
L’enseignement de la couture et du tricot dans les écoles va évoluer vers la fondation de véritables ouvroirs pour les anciennes élèves.
Une association d’anciennes va même participer au travail de mission des Sœurs et organiser de temps en temps des repas pour les enfants pauvres de la mission, des distributions de colis aux fêtes, etc.
En 1908, on créa un internat pour les petites ouvrières de la filature de Krey, fermé au bout de deux ans par la direction de l’usine.
Première guerre mondiale (1914-1918) :
L’armée ottomane, après avoir réquisitionné presque toutes les écoles de Syrie, fit appel aux Sœurs pour desservir l’hôpital de Homs, pour soigner les malades du Typhus à Alep (1915) et pour tenir les asiles ouverts au Liban pour accueillir les affamés et les orphelins. L’Eglise leur demandera également d’organiser, à Ghazîr, les distributions de vivres et un ouvroir pour les pauvres.
1919-1950 :
La relance du domaine éducatif et les premières insertions dans le domaine de la santé ne vont pas permettre le développement du travail social.
Celui-ci va se limiter à des débuts très timides de sensibilisation à la situation du nouveau prolétariat à Beyrouth. En 1930, l’on ouvrira une petite école à Bauchrieh pour les enfants des ouvriers. En 1942, quelques Sœurs obtiendront de la Croix Rouge un diplôme d’aide médico-sociale. En 1945, Père Antoine Cortbawi demandera la collaboration des Sœurs des Saints-Cœurs pour sa nouvelle maison d’apprentissage pour jeunes marginaux.
1950 -1962 :
En 1950, un véritable travail social pourra être lancé grâce à la mission de Bauchrieh. Les Sœurs reçoivent l’autorisation d’entrer dans les usines pour rencontrer les ouvriers, elles organisent des cours du soir, visitent les familles, aident les plus démunis, distribuent des médicaments aux malades, écoutent, conseillent, consolent, etc.
1962-2003 :
Une nouvelle étape s’ouvre dans la conception du travail social dans la Congrégation. En plus de la bonne volonté, on reconnaît l’importance d’une formation technique solide. Quelques Sœurs font des études sociales. Elles travailleront dans les œuvres de la Congrégation ou en collaboration avec des organismes privés ou publics. Des ouvroirs sont ouverts, des orphelinats et des foyers pour étudiantes. Des Sœurs assistantes sociales prennent en charge une aide sociale polyvalente ; et certaines participent à la formation des personnels sociaux libanais dans les universités
Par ailleurs, des services sociaux sont implantés dans les écoles et une mutuelle est soutenue par la Congrégation pour que tous puissent accéder aux soins médicaux.
